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Jay Sewall naît en 1942 à quelques pas de Fenway Park, le berceau des Red Sox de Boston. Juste après la guerre,
alors qu’il n’a que quatre ans, il part avec sa mère pour habiter à Montréal dans la maison de sa grand-mère,
où il grandit. C’est à 15 ans, qu’il achète sa première guitare. C’est une Stella usagée. Alors, pendant
deux ans, il prend des cours à « La Salle de Musique » dans le quartier Notre-Dame de Grâce.
C’est à ce moment qu’il décide de monter son premier band: The Petes and Jay Quartet. Le groupe aime interpréter
la musique des plus grands de l’heure tels que : Elvis, Jerry Lee Lewis, Duane Eddy ainsi que les tubes des années 40.
C’est au sein du quatuor que Jay se lance avec ses premières compositions.
En 1962, Jay entre à l’Université du Nouveau-Brunswick où il fait ses études et obtient son brevet comme enseignant en
éducation physique. Il enseigne au secondaire puis dans une école spécialisée pour jeunes délinquants. Il ne délaisse pas pour
autant sa passion pour la musique et se retrouve dans les années 60 à jouer la musique de ses idoles : Bob Dylan, Woodie
Gutherie ainsi que Sonny Terry et Brownie McGee. Encore une fois, il ne manque jamais l’occasion de faire connaître
ses propres compositions. Jay joue alors dans les cafés et les bars.
En 1967, il remporte le premier prix dans un concours pour nouveaux talents de la chanson organisé par l’Université
de St-John au Nouveau Brunswick. C’est à la même époque qu’il commence à jouer de l’harmonica, l’instrument
qui deviendra sa vraie passion. Il apprend son art en appliquant ses connaissances de la guitare et en écoutant les albums de
Sony Terry, Charlie McCoy, Paul Butterfield et plus tard, ceux de tous les grands bluesmen de Chicago sans oublier Martin Boodman,
un des grands de Montréal.
En 1977, Jay décide de laisser l’enseignement et le travail social pour partir à Toronto, puis à Detroit et enfin à Chicago.
C’est là qu’il a le privilège de jouer avec Koko Taylor, Son Seals et Taj Mahal. À son retour à Montréal, il forme un
nouveau groupe qui devient vite très populaire: The Mighty Jay Blues Band. Mais voilà qu’après six ans de succès, encore une
fois le besoin de changement se fait sentir et après une prestation au Festival International de Jazz de Montréal, Jay dissout le
groupe et part en Inde se ressourcer.
Vers la fin des années 80, Jay fait un autre changement major : Il quitte Montréal pour s’établir à Québec où il
s’inscrit à l’Université Laval pour parfaire son français afin de composer plus librement dans la langue de Molière.
Depuis 1999, Jay Sewall participe chaque année au Festival de Jazz de la Nouvelle-Orléans pour s’imprégner et se délecter
de la riche culture musicale Louisianaise. Son répertoire plutôt blues traditionnel et folk s’est maintenant élargi. Le blues
aux influences indiennes de la Louisiane et le jazz de la Nouvelle-Orléans ont inspirés plusieurs de ses nouvelles compositions.
On peut d’ailleurs les entendre sur son dernier album : Jay Sewall Live.
Aujourd’hui, Jay est toujours présent dans la communauté blues de Québec. Il enseigne la guitare et l’harmonica
aux débutants autant qu’aux professionnels et anime des sessions de jam dans les bars de Québec depuis une dizaine
d’années. En même temps, il se produit dans les cegeps, les bars et les festivals. Il assume aussi la direction
artistique de la série Charlesblues, une série de spectacles blues dans un cegep de la ville de Québec.
En septembre 2008, Jay a reçu le prestigieux Hommage Lys Blues 2008 où il a été honoré pour l’ensemble de sa carrière.
C’est pour commémorer ce grand moment, qu’il lancera un nouvel album en 2009. Celui-ici est produit par Ken
Whiteley, un grand réalisateur et musician qui a déjà gagné deux Junos et qui était nominé pour deux Grammy.
Ce cinqième album est instrumental, un hommage à sa passion : l’harmonica.
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